Le 5 avril 1789, après cinq mois passés à Tahiti, la Bounty met à la voile avec son chargement de fruits de l'arbre à pain. Le 28 avril, à quelques 1 300 miles à l'ouest de Tahiti, la mutinerie éclate. Selon tous les rapports existants, Fletcher Christian et plusieurs de ceux qui le soutiennent pénètrent dans la cabine de Bligh - dont il ne verrouillait jamais la porte - le réveillent et le poussent, vêtu seulement de sa chemise de nuit, sur le pont, où il est gardé par Fletcher Christian armé d'une baïonnette. En dépit des fortes paroles et des menaces échangées de part et d'autre, le navire est capturé sans effusion de sang, et apparemment sans résistance de la part des membres de l'équipage restés loyaux, à l'exception de Bligh lui-même. Des 42 hommes présents à bord outre Bligh et Christian, 18 se joignent à la mutinerie, deux restent passifs, et 22 restent loyaux à Bligh.
Les mutins ordonnent à Bligh, à deux aspirants, au maître d'équipage, à l'assistant du chirurgien (Thomas Ledward) et au commis aux écritures de descendre dans la chaloupe de la Bounty. Plusieurs autres se joignent volontairement à Bligh plutôt que de demeurer à bord, car ils savent que ceux qui restent à bord seront considérés comme mutins de jure selon les Articles of War, le règlement en temps de guerre de laRoyal Navy.
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dimanche 7 août 2011
samedi 6 août 2011
Proverbes Polynésiens
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mardi 2 août 2011
Histoires de fantômes
Souvenir du passé
Au milieu de la nuit, au moment où tout le monde dort, ou du moins devrait dormir, on entend quelquefois des bruits insolites du coté de l'entrée du musée de Tahiti situé à la pointe des pêcheurs. De lourds claquements métalliques rompent le silence nocturne comme si des chaines s'entrechoquaient. D'après les anciens, ces sons venus de nulle part, proviendraient de prisonniers attachés par de lourdes chaines qui auraient séjournés dans une geôle située à cette pointe des pêcheurs.
La belle mère revancharde
Les rapports avec les belles-mères sont souvent tendus. Mais dans cette famille du quartier de Titioro à Papeete, ils étaient particulièrement houleux. Aussi, lorsque la belle mère marquisienne, une petite femme de caractère, décède de sa belle mort, la fille et le gendre pensaient enfin pouvoir convoler en toute tranquillité. Mais la belle-mère n’avait pas dit son dernier mot et chaque nuit elle venait perturber l’intimité du couple en déplaçant des meubles ou en fermant bruyamment des portes.
La situation était invivable et n’en pouvant plus, le gendre et un ami se glissent de nuit dans le cimetière à coté du temple de Titioro. Ils commencent par ouvrir la sépulture mais n’y arrivent pas. A chaque tentative, la pelle et la barre à mines qu’ils serraient fortement leur glissent des mains. Enfin en insistant, ils réussissent à ouvrir le cercueil et voient une petite femme encore vivante, les yeux bien ouverts qui déclare d’une voix ferme à son gendre Si tu avais été seul, je t’aurais mangé ». Le gendre pris la barre à mine et lui perça le cœur.
Depuis la maison est calme.
Depuis la maison est calme.
La femme enceinte de Taravao
A la sortie de Taravao, bien cachée dans les collines se trouve une pierre à accoucher dénommée « vahi titohiraa hapu ».
A cet endroit, on entend de temps en temps une femme qui pleure.
Ce jour là, Hiro qui vient de la ville, entend ces pleurs et se lève d'un bond pour secourir cette femme en détresse. Son copain lui fait signe de se rasseoir, de ne pas bouger et d'attendre. « cool, cool, mon pote ! ». Effectivement quelques minutes plus tard, on n'entend plus les gémissements mais des cris de bébé. « Voilà, c'est fini, elle a accouché ! », tu peux bouger maintenant.
On entend également les gémissements de cette femme enceinte dans la vallée de la Vaihiria et dans plusieurs autres lieux de Tahiti.
A cet endroit, on entend de temps en temps une femme qui pleure.
Ce jour là, Hiro qui vient de la ville, entend ces pleurs et se lève d'un bond pour secourir cette femme en détresse. Son copain lui fait signe de se rasseoir, de ne pas bouger et d'attendre. « cool, cool, mon pote ! ». Effectivement quelques minutes plus tard, on n'entend plus les gémissements mais des cris de bébé. « Voilà, c'est fini, elle a accouché ! », tu peux bouger maintenant.
On entend également les gémissements de cette femme enceinte dans la vallée de la Vaihiria et dans plusieurs autres lieux de Tahiti.
Le chien du Tahara'a
Dans la descente du Tahara'a vers Arue, non loin des arbres qui puent (Antidesma bunius), de nombreux accidents ont eu lieu. Ce qui n’est pas vraiment surprenant lorsque l’on voit la vitesse de certains véhicules vétustes qui coupent au plus serré dans les virages en empiétant complètement sur la voie de gauche. Mais certains accidentés ont dit avoir vu un chien géant sortir précipitamment de la rivière et vouloir traverser la route. Pour l’éviter, ils ont donné un grand coup de volant et se sont retrouvés dans le décor.
Les petits hommes du lac Vaihiria
Il y a environ quarante années, une bande de copains originaire des Tuamotu décide d'organiser le dimanche suivant un pique nique au bord du lac bleu de Vaihiria. La montée s'effectue à pieds dans le lit de la rivière, la route n'existant pas encore. L'endroit est magnifique, bordé d'énormes opuhi rouges ou de forêts de bambous. Au bout de trois heures l'unique lac de Tahiti est atteint. Les marcheurs fatigués s'allongent sur l'herbe et s'endorment au bord du lac. Dans un demi-sommeil, l'un des randonneurs sent quelque chose lui chatouiller le pied. Il secoue la jambe pour chasser l'insecte qui vient l'importuner et se rendort paisiblement. Mais quelques temps plus tard, il est réveillé de nouveau par des chatouilles sur sa jambe. Il ouvre péniblement un œil et voit unvarua, un tout petit bonhomme de 15 centimètres tout au plus, avec une tête deux bras et deux jambes. Il cherche à l'attraper, mais celui ci s'enfuit et va s'engouffrer entre deux pierres. Un rêve ? Et bien non !
lundi 1 août 2011
samedi 23 juillet 2011
Concours de chants et danses du Heiva: Tahiti Ora grand vainqueur de l'édition 2011
Un mélange de tension et d’excitation était palpable ce jeudi soir dans les gradins de To’ata, des gradins noirs des acteurs de ce Heiva 2011 finissant. Danseurs, musiciens, chorégraphes, costumiers, tous s’étaient en effet donnés rendez-vous pour l’annonce des résultats du concours et la remise des prix.
Pour ce Heiva 2011, où concouraient 16 groupes de chant en himene et 14 groupes de danses (Hura Ava Tau et Hura Tau confondus), le jury a décerné une trentaine de prix. Comme toujours ces prix récompensaient entre 1 et 3 participants dans des catégories très diverses, à commencer par les catégories phares: meilleur groupe Hura Tau (confirmé) et meilleur groupe de danse Hura Ava Tau (amateur) en danse; et en chant: meilleur Tarava Tahiti et meilleur Tarava Raromatai.
Non moins prisées, des palmes étaient également destinées aux plus beaux costumes, meilleurs orchestres (en patrimoine ou création), meilleur auteur, meilleur ra’atira’a, ou encore, parmi bien d’autres, les meilleurs danseurs et danseuses.
Côté himene, pas de grande surprise puisque ce sont les Tamarii Papara qui s’imposent en Tarava Tahiti. Pas de surprise non plus du côté des groupes de danse amateurs: car si Fare Ihi No Huahine faisait partie des favoris (remportant la deuxième place du concours, comme l’an passé), la grande révélation de ce Heiva 2011 - Hanatika - a su convaincre le public mais aussi et surtout le jury, remportant le 1er prix pour leur première participation au concours.
Moisson de récompenses pour Tahiti Ora
Enfin, c’est l’annonce du grand gagnant de la catégorie danse Hura Tau qui a clôturé cette soirée. Le trio gagnant était probablement sur beaucoup de lèvres: Toakura, Ahutoru Nui, Tahiti Ora. Mais de là à dire dans quel ordre! Le jury a tranché: c’est donc Tahiti Ora qui s'est imposé, là encore pour sa première participation au concours.
Plus qu’une victoire, une moisson même, puisque Tahiti Ora remporte non seulement le prix du meilleur groupe de danse, mais aussi le prix du plus beau costume végétal, meilleur ra’atira’a ti’ati’a, meilleure danseuse, et 2ème prix en orchestre création. Des distinctions amplement méritées pour un groupe qui - de l’avis du jury - ne s’est pas démarqué sur un point en particulier, mais s’est au contraire illustré par sa capacité à respecter un maximum de critères du règlement.
Les grands gagnant de ce Heiva 2011 fouleront les planches de To’ata une dernière fois ce vendredi, pour la soirée des lauréats. Une soirée inédite, dédiée aux seconds de chaque catégorie, est également programmée samedi.
lundi 27 juin 2011
Heiva
Voilà des affiches qu'on a réalisées pour célébrer Heiva I Tahiti 2011
Notre affiche
et...une vidéo pour apprécier la danse Polynésienne
mardi 21 juin 2011
samedi 11 juin 2011
Heiva i Tahiti
Chaque année de mi-juin à mi-juillet, les festivités du Heivā i Tāhiti constituent la célébration privilégiée de la culture polynésienne et l’affirmation de sa différence via les sports, la danse et les chants. Pendant le prestigieux concours de Chants et Danses s’affrontent les meilleures troupes de 'ori tahiti. Accompagnées de musiciens utilisant des instruments traditionnels (à percussions, notamment, comme le tō'ere ou le pahu – grand tambour) ainsi que des instruments européens plus modernes, les troupes se disputent âprement les différents prix.
Les chants traditionnels, récupérés et modifiés par les missionnaires pour les cérémonies religieuses, sont aussi l’occasion d’expressions plus festives avec les hīmene.
Parallèlement, lors de ces fêtes du Heivā, l’on peut également assister à des concours de sports traditionnels (lever de pierre, course de porteurs de fruits...). Des cérémonies de «marche sur le feu ou umu tī, et des reconstitutions de cérémonies religieuses anciennes sont également assurées lors de cette période.
Les chants traditionnels, récupérés et modifiés par les missionnaires pour les cérémonies religieuses, sont aussi l’occasion d’expressions plus festives avec les hīmene.
Parallèlement, lors de ces fêtes du Heivā, l’on peut également assister à des concours de sports traditionnels (lever de pierre, course de porteurs de fruits...). Des cérémonies de «marche sur le feu ou umu tī, et des reconstitutions de cérémonies religieuses anciennes sont également assurées lors de cette période.
mardi 11 janvier 2011
Le Ahimaa
Le ahimaa est un terme tahitien qui désigne le four tahitien : « ahi » signifiant « feu » et « maa » la « nourriture. Les polynésiens pratiquaient le ahimaa tous les dimanches, c'était une coutume mise en place par les missionnaires catholiques. La plupart des familles possédaient un coin pour faire le ahimaa : « fare ahimaa» (la maison du four tahitien).
Le ahimaa est constitué d'un trou creusé dans la terre d'environ 50 à 80 cm de profondeur et 2 mètres de diamètre. Ce trou est rempli de bois et de bourre de coco, auxquels on met le feu, afin d'obtenir des braises. Il faut ensuite disposer des pierres par dessus. Ces pierres volcaniques (poreuses) n'éclatent pas à la chaleur mais deviennent incandescentes. Elles doivent être bien placées et être stables afin d'accueillir la nourriture qui est enveloppée dans des feuilles (raisin de mer, auti, etc)
Une fois la nourriture posée, l'ensemble est recouvert par des feuilles de bananiers, puis par une couche de sacs de coprah avec des pierres aux bordures. Le four est enfin comblé par une couche de terre qui permet la cuisson à l'étouffée.
Tiki Village
C'est sur l'île de Moorea, face à Tahiti, qu'est situé, au bord du lagon, le Tiki Village Théâtre, refuge de tranquillité à la nature préservée. Dans ce village des artistes et des artisans tahitiens vivent et se produisent dans les fare
Dans un cadre idyllique les polynésiens aiment faire découvrir et partager leur culture, leur art et leurs danses. De l'art des tatouages à celui du traditionnel four tahitien en passant par les différents tressages ou sculptures et les grandes fêtes et spectacles avec de grandes soirées tahitiennes et des spectacles animés par artistes, musiciens, danseurs et les célèbres danseurs de feu.
Dans un cadre idyllique les polynésiens aiment faire découvrir et partager leur culture, leur art et leurs danses. De l'art des tatouages à celui du traditionnel four tahitien en passant par les différents tressages ou sculptures et les grandes fêtes et spectacles avec de grandes soirées tahitiennes et des spectacles animés par artistes, musiciens, danseurs et les célèbres danseurs de feu.
Au Tiki Village on organise les mariages traditionnels , célébrés face au lagon, sur le Marae.
dimanche 9 janvier 2011
Le mariage
Dans la société polynésienne traditionnelle d’autrefois, le mariage polynésien répondait à des règles et à des rituels précis. Il marquait, de fait, l’entrée dans l’âge des responsabilités. Dès lors que deux jeunes gens avaient décidé de s’unir, il leur fallait obtenir d’abord l’assentiment de leurs parents respectifs. Plus il y avait de biens ou de pouvoir en jeu, plus les négociations étaient serrées et compliquées. Il n’était pas question de se marier en dehors de sa caste (ou classe sociale), au risque d’être déchu de son rang et de ses privilèges.
Si les rites étaient un tant soit peu différents, et surtout d’un prix de revient très différent, suivant la caste à laquelle appartenaient les futurs époux, le fondement religieux et l’importance de l’engagement étaient les mêmes pour tout le monde.
Si les rites étaient un tant soit peu différents, et surtout d’un prix de revient très différent, suivant la caste à laquelle appartenaient les futurs époux, le fondement religieux et l’importance de l’engagement étaient les mêmes pour tout le monde.
En Polynésie comme ailleurs, plus l’enjeu était important et plus les mariages «arrangés» étaient fréquents.
L’union maritale, par exemple, pouvait servir à mettre un terme à des guerres tribales, à asseoir le pouvoir d’une famille sur un autre territoire que le sien, à construire ou augmenter des fortunes en unissant des propriétés foncières, en associant des titres de « noblesse », etc…
Des négociations avaient donc lieu entre les familles des prétendants afin de définir les termes de ce mariage et l’apport de chacun des partis dans la corbeille nuptiale. En plus de nouer des alliances politiques et sociales, le mariage créait un ensemble d’obligations réciproques par des échanges de biens et de services entre les familles. Ces obligations s’étendaient tout au long de la vie des mariés mais aussi sur plusieurs générations.
L’union maritale, par exemple, pouvait servir à mettre un terme à des guerres tribales, à asseoir le pouvoir d’une famille sur un autre territoire que le sien, à construire ou augmenter des fortunes en unissant des propriétés foncières, en associant des titres de « noblesse », etc…
Des négociations avaient donc lieu entre les familles des prétendants afin de définir les termes de ce mariage et l’apport de chacun des partis dans la corbeille nuptiale. En plus de nouer des alliances politiques et sociales, le mariage créait un ensemble d’obligations réciproques par des échanges de biens et de services entre les familles. Ces obligations s’étendaient tout au long de la vie des mariés mais aussi sur plusieurs générations.
Le rituel prénuptial
Une fois un accord établi, chacune des deux familles plantaient une branche de tī (plante sacrée servant aujourd’hui à faire des haies) devant leurs fare. Cet acte symbolique rendait la promesse sacrée. Dès lors, les préparatifs du mariage pouvaient commencer.
Le matin du premier jour de la cérémonie, la famille et les amis de la future mariée se rendaient, sans elle, chez le fiancé. Si, en raison de l’éloignement, le trajet nécessitait de naviguer sur le lagon, voire en haute mer, des pirogues étaient construites spécialement pour l’évènement. Arrivée à destination, la délégation procédait à la remise des cadeaux selon un rituel et un ordre définis par le rang de chacun des membres de cette délégation. Ensuite, la famille de la future mariée rentrait chez elle et chacun s’affairait aux derniers préparatifs de la cérémonie qui se déroulaient le lendemain. Il était primordial que l’union soit bénie par les Dieux. C’est donc sur le marae de la famille - en général de la lignée du futur époux- que se déroulait le rituel religieux du mariage.
Le matin du premier jour de la cérémonie, la famille et les amis de la future mariée se rendaient, sans elle, chez le fiancé. Si, en raison de l’éloignement, le trajet nécessitait de naviguer sur le lagon, voire en haute mer, des pirogues étaient construites spécialement pour l’évènement. Arrivée à destination, la délégation procédait à la remise des cadeaux selon un rituel et un ordre définis par le rang de chacun des membres de cette délégation. Ensuite, la famille de la future mariée rentrait chez elle et chacun s’affairait aux derniers préparatifs de la cérémonie qui se déroulaient le lendemain. Il était primordial que l’union soit bénie par les Dieux. C’est donc sur le marae de la famille - en général de la lignée du futur époux- que se déroulait le rituel religieux du mariage.
Une cérémonie codifiée
Après avoir revêtu les atours les plus somptueux possibles et parés de bijoux, de coquillages et de couronnes de fleurs, le jeune couple, escorté par toute une procession, se présentait devant le prêtre pour la cérémonie proprement dite.
Au cours de celle-ci, il fallait tout d’abord rappeler la lignée des ancêtres de chacun des deux futurs époux puis rendre grâce aux Dieux les plus importants, mais aussi à ceux qui apportaient leur protection à chacune des deux familles comme à ceux à qui était dédié le marae. Ensuite seulement le grand prêtre procédait à la bénédiction des époux, rendant ainsi leur union sacrée, officielle et indéfectible.
Ce n’est qu’après cette très longue cérémonie au cours de laquelle étaient faites de nombreuses offrandes aux différentes divinités invoquées, offrandes pouvant aller jusqu’au sacrifice d’animaux, que les festivités pouvaient commencer.
Ces festivités étaient organisées autour d’un grand tāmā'ara'a (banquet) agrémenté par des chants et danses. Les jeunes époux trônant aux places d’honneur.
Au cours de celle-ci, il fallait tout d’abord rappeler la lignée des ancêtres de chacun des deux futurs époux puis rendre grâce aux Dieux les plus importants, mais aussi à ceux qui apportaient leur protection à chacune des deux familles comme à ceux à qui était dédié le marae. Ensuite seulement le grand prêtre procédait à la bénédiction des époux, rendant ainsi leur union sacrée, officielle et indéfectible.
Ce n’est qu’après cette très longue cérémonie au cours de laquelle étaient faites de nombreuses offrandes aux différentes divinités invoquées, offrandes pouvant aller jusqu’au sacrifice d’animaux, que les festivités pouvaient commencer.
Ces festivités étaient organisées autour d’un grand tāmā'ara'a (banquet) agrémenté par des chants et danses. Les jeunes époux trônant aux places d’honneur.
Dans la société contemporaine
Comme pour tous les ressortissants de nationalité française, le mariage en Polynésie française, est d’abord un engagement civil validé par le maire de la commune ou par un des ses adjoints. Puis, pour les croyants, ce qui est le cas de la quasi-totalité de la population de nos îles, cet engagement est béni au cours d’une cérémonie religieuse soit catholique, soit protestante, les deux principales confessions du pays. Chaque année, environ 1 000 mariages sont célébrés. Le mariage reste donc une institution solide dans la société polynésienne.
Bien que les religions traditionnelles ne soient plus pratiquées et que l’essentiel de la mémoire des rites qui les caractérisaient ait été perdu, de nombreux hôtels et structures touristiques du pays organisent des cérémonies de mariage d’inspirations traditionnelles. Ces cérémonies n’ont, bien sûr, qu’une valeur symbolique et non légale. Mais reprenant une partie des rituels et des fastes déployés lors des mariages traditionnels de haut rang, elles connaissent auprès des visiteurs un franc succès.
Célébrités et personnalités sont ainsi de plus en plus nombreuses à venir, symboliquement, convoler sur ces îles. Se sont ainsi mariées des stars telles qu’Eddy Barclay, Mickey Rourke, Dustin Hoffman, et Eddie Murphy sur l’île de Bora Bora.
Célébrités et personnalités sont ainsi de plus en plus nombreuses à venir, symboliquement, convoler sur ces îles. Se sont ainsi mariées des stars telles qu’Eddy Barclay, Mickey Rourke, Dustin Hoffman, et Eddie Murphy sur l’île de Bora Bora.
Les mariés arrivent sur le lieu de la cérémonie en pirogue, accueillis au son d’un groupe de chants. Revêtus de costumes traditionnels et parés de colliers de fleurs, ils sont unis par un tahu’a, un prêtre dans la religion pré européenne.
Comme dans les temps anciens, un drap appelé tāpo'i recouvre les mariés qui reçoivent les souhaits des invités. La présence d’un groupe de danse, une balade en pirogue sur le lagon agrémentent souvent les festivités qui se tiennent de surcroît, sur des plages ou des motu. Un «certificat» de mariage écrit sur un tapa (étoffe fabriquée à partir d’écorce d’arbre) est souvent remis à cette occasion.
Exotisme, fastes, rituels et décors paradisiaques se conjuguent donc pour assurer le succès et la renommé de ces mariages polynésiens encore imprégnés du goût des festivités et de la convivialité qui caractérisaient et caractérisent encore la société polynésienne.
Comme dans les temps anciens, un drap appelé tāpo'i recouvre les mariés qui reçoivent les souhaits des invités. La présence d’un groupe de danse, une balade en pirogue sur le lagon agrémentent souvent les festivités qui se tiennent de surcroît, sur des plages ou des motu. Un «certificat» de mariage écrit sur un tapa (étoffe fabriquée à partir d’écorce d’arbre) est souvent remis à cette occasion.
Exotisme, fastes, rituels et décors paradisiaques se conjuguent donc pour assurer le succès et la renommé de ces mariages polynésiens encore imprégnés du goût des festivités et de la convivialité qui caractérisaient et caractérisent encore la société polynésienne.
En plus de l’attrait que représentent ces mariages, la puissance du mythe entourant la destination et le romantisme qui y est attaché ont fait de Tahiti et ses îles, une destination privilégiée pour les voyages de noce. Environ 30 % des touristes, soit environ 66 000 personnes par an, viennent en Polynésie française passer leur lune de miel. Cette clientèle dite de « honeymooners » est répartie, quasiment au tiers près, entre Nord-Américain, Européen et Japonais. Pour ces derniers, Tahiti est fortement liée d’un voyage de noce.
Il est fréquent que les jeunes mariés de tous ces pays associent à ces lunes de miel, la tenue d’un mariage traditionnel, apportant ainsi une touche romantique et exotique supplémentaire à leur séjour.
Il est fréquent que les jeunes mariés de tous ces pays associent à ces lunes de miel, la tenue d’un mariage traditionnel, apportant ainsi une touche romantique et exotique supplémentaire à leur séjour.
Le mōno'i (et la Route du mōno'i )
Depuis deux millénaires, le mōno'i, terme emprunté par la langue française et devenu ainsi monoï, perpétue l'image de la beauté des vahine qui l'utilisent pour le soin quotidien de leur chevelure et de leur peau. La notion de mōno'i se compose de deux termes premiers: mō est un terme-concept qui renvoie à l'état de civilisation, de culture, au raisonnement par opposition à la sauvagerie et à l'état de nature non civilisée. Le deuxième terme no'i renvoie quant à lui à la notion de mélange, de mixture, d'association. On obtient ainsi mōno'i, nom donné à cette fameuse "huile parfumée" dont la préparation mythique et respectée reproduit des gestes magiques ancestraux et séculaires ainsi que des ingrédients précieux et prestigieux. D'où son utilisation lors de rites sacrés pratiqués dans les archipels des mers du sud. Ce produit de beauté, de thérapie, de soin, d'échange prestigieux, traditionnel, naît du fin mélange de deux produits, grands symboles du patrimoine polynésien : la noix de coco et la fleur de tiare tahiti principalement.
La base du mōno'i est une huile obtenue par pression à chaud de l’amande séchée de la noix de coco «mûre» provenant du cocotier Cocos Nucifera.Le tiare tahiti —Gardenia Tahitientis— est un petit arbuste de la famille des rubiacées qui fleurit toute l’année. Ses fleurs régulières d’un blanc neigeux se détachent par contraste sur le vert profond des feuilles vernissées à bords lisses. Emblème de l'île dont il porte le nom, le tiare tahiti possède un parfum unique, puissant et suave, qui envoûte immédiatement le voyageur...
Le mōno'i s’obtient par macération de la tiare, fraîchement cueillie et récoltée l'après-midi, dans une huile de coco préalablement raffinée durant deux à trois semaines.
Il est utilisé au quotidien par toute la famille. Les mamans aiment en oindre les bébés après le bain pour les protéger du froid et assouplir leur peau. Les surfeurs et plongeurs l’utilisent après chaque sortie pour réhydrater l’épiderme mis à mal par le sel, les rayons brûlants du soleil et l’alizé. De part ses propriétés antiseptiques et calmantes, le mōno'i calme aussi les imprudentes victimes de coups soleil.
Le mōno'i intervient également dans la pharmacopée traditionnelle. Lorsque l'on y adjoint des extraits d'autres plantes, c'est un onguent utilisé en soins externes, en massages ou remèdes appliqués sur la peau. Ces recettes traditionnelles se transmettent ainsi dans les familles de génération en génération.
Ainsi, depuis la nuit des temps, l'art du massage au mōno'i, le taurumi, est pratiqué en Polynésie. Elément important de la médecine traditionnelle des Polynésiens ou rā’au tahiti, de leur philosophie et de leurs coutumes, le taurumi est réputé soigner à la fois le corps, l'esprit et l’âme. Il allie le toucher à la spiritualité, l’énergie et la parole. Taurumi signifie apposer, poser les mains en palpant, en massant.
Le rituel du taurumi mōno'i est aujourd’hui pratiqué dans les Spas les plus luxueux. Imaginez-vous allongé à fleur d’eau, le corps baigné de soleil, au milieu d’un lagon turquoise... Imaginez les mains expertes vous massant doucement avec cette huile qui vous enveloppe d’un voile parfumé.
La Polynésie française est la destination idéale pour vivre cette évasion sensorielle. On y pratique de véritables rituels de soins où traditions ancestrales et savoir-faire polynésiens d'aujourd'hui se mêlent à la perfection en des instants magiques inoubliables.
C'est un véritable rêve éveillé qui bouscule les sens, dans les senteurs enivrantes du mōno'i tiare tahiti.
C'est un véritable rêve éveillé qui bouscule les sens, dans les senteurs enivrantes du mōno'i tiare tahiti.
La Route du mōno'i
En complément de cet événement, l'Institut du Monoï a inauguré,(…) en présence des autorités du Pays, la première route touristique en Polynésie française, une animation à l'année baptisée la Route du Monoï. Un projet élaboré depuis deux ans avec le soutien du ministère de l'Economie rurale et supporté par l'ensemble de l'industrie touristique et la CCISM.
L'idée d'une route touristique n'est pas nouvelle. On connaît ainsi la route du fromage, la route du vin, la route de la lavande..., mises en place en de nombreuses régions de France. Mais ses concepteurs ont souhaité développer une animation proposant dans un ensemble cohérent les principaux atouts qu'offrent la Polynésie française : la culture ma'ohi, les ressources naturelles et la biodiversité de ses archipels, et la population.
Cette route est donc destinée à présenter aux visiteurs la richesse de la culture polynésienne, de ses communautés et d'un produit unique qui associe le traditionnel et le moderne, "dans un constant souci de valorisation réciproque".
(…), sur l'île de Tahiti, il est donc possible de partir à la rencontre des personnes qui détiennent le secret de la fabrication de cette huile précieuse et s'initier aux rituels de beauté polynésiens, entre nature, culture et art du soin.
22 arrêts à la carte sont répartis autour de trois thèmes : la botanique (8), pour un voyage au cœur de la nature ; la fabrication (9) pour une rencontre avec ceux qui fabriquent le mono'i traditionnel et le Mono'i de Tahiti, appellation d'origine ; et l'utilisation (5) pour s'initier aux rituels de soins polynésiens.
(tahiti-presse 03-06-2010)
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