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dimanche 7 août 2011

Les révoltés du Bounty

Le 5 avril 1789, après cinq mois passés à Tahiti, la Bounty met à la voile avec son chargement de fruits de l'arbre à pain. Le 28 avril, à quelques 1 300 miles à l'ouest de Tahiti, la mutinerie éclate. Selon tous les rapports existants, Fletcher Christian et plusieurs de ceux qui le soutiennent pénètrent dans la cabine de Bligh - dont il ne verrouillait jamais la porte - le réveillent et le poussent, vêtu seulement de sa chemise de nuit, sur le pont, où il est gardé par Fletcher Christian armé d'une baïonnette. En dépit des fortes paroles et des menaces échangées de part et d'autre, le navire est capturé sans effusion de sang, et apparemment sans résistance de la part des membres de l'équipage restés loyaux, à l'exception de Bligh lui-même. Des 42 hommes présents à bord outre Bligh et Christian, 18 se joignent à la mutinerie, deux restent passifs, et 22 restent loyaux à Bligh.
Les mutins ordonnent à Bligh, à deux aspirants, au maître d'équipage, à l'assistant du chirurgien (Thomas Ledward) et au commis aux écritures de descendre dans la chaloupe de la Bounty. Plusieurs autres se joignent volontairement à Bligh plutôt que de demeurer à bord, car ils savent que ceux qui restent à bord seront considérés comme mutins de jure selon les Articles of War, le règlement en temps de guerre de laRoyal Navy.

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dimanche 17 juillet 2011

Bobby Holcomb


Bobby Holcomb aurait eu 64 ans aujourd'hui si une longue maladie ne l'avait emporté le vendredi 15 février 1991 à Huahine. L'évocation de son seul prénom reste toujours synonyme d'un style original de la musique et de la peinture polynésiennes des années 80. Bobby était alors le symbole d'un véritable renouveau culturel et depuis ses peintures et ses chansons sont entrées de plein pied dans le patrimoine polynésien.
Né en 1947 a Hawaii, dans l'île de Oahu, d'un père noir originaire de l'Etat américain de Géorgie et d'une Hawaiienne mi-portugaise, Bobby s'intéressera très tôt aux légendes des îles du Pacifique et à l'art sous toutes ses formes. Ses dons pour la musique et la peinture, c'est en parcourant le monde qu'il les perfectionna à travers des rencontres avec d'autres artistes de renom dont Dali pour l'art pictural et Franck Zappa pour la musique.
Bobby arrive à Tahiti en 1976 et décide rapidement de s'installer dans le village de Maeva à Huahine. Là il deviendra vite une célébrité locale, tant par son ouverture d'esprit que pour son intégration forcenée dans la culture tahitienne, dans laquelle il retrouva toute la dignité d'un peuple que Hawaii avait perdue des décennies auparavant. Homme au visage souriant et au regard doux, son style devint désormais invariable : short et savates, chemise pareu, un chapeau niau entouré d'une couronne de fleur vissé sur la tête et un panier niau coincé sur les épaules, il avait adopté l'uniforme du Tahitien de milieu rural et îlien. Seuls ses cheveux tressés style "rasta" le différenciait et lui donnait un air de dieu polynésien sorti tout droit d'une légende, style qui est d'ailleurs depuis et toujours devenu le "must" du jeune Tahitien genre "hombo" qui soigne sa "polynésiennité". 
Son succès musical est basé sur deux fondations : la réussite d'avoir su "mixer" la musique "Reggae" aux mélodies tahitiennes, et le fait d'avoir appris le reo ma'ohi, tel que la langue tahitienne commençait alors à être appelée.
Entre Bobby et la Polynésie commença alors une belle histoire d'amour, celle d'un artiste pour une culture, celle d'un homme pour un peuple. A Huahine ou à Tahiti, il partagea les révoltes d'une population tahitienne qui avait du mal à entrer dans le "monde moderne". Il milita contre les essais nucléaires et lança des campagnes contre la pollution tout en prônant un retour aux racines, utilisant des clips vidéo de ses chansons pour mieux faire passer les messages. Mais c'est surtout sur le plan culturel que son impact sera le plus important, en particulier au niveau des jeunes. A Huahine sa maison était ouverte à tous. Il écouta les Polynésiens qui venaient le voir, ce qui lui permit de perfectionner son reo ma'ohi. Sa générosité naturelle, sa bonne humeur perpétuelle s'inscrivaient tout à fait dans la tradition polynésienne.
Mais l'autre fantastique facette des dons de Bobby était sa peinture, si originale et tellement porteuse d'une immense sensibilité. Le miracle a fait que les tableaux de cet immigré hawaiien fou de Tahiti sont devenus la seule source d'illustration pour les nombreuses et magnifiques légendes tahitiennes.

Voilà trois vidéos pour écouter sa musique et voir de très belles images de la Polynésie.

My Island Home
Porinetia
http://www.youtube.com/watch?v=jbApug3DwD4&feature=player_detailpage

lundi 27 juin 2011

Heiva

Voilà des affiches qu'on a réalisées  pour célébrer Heiva I Tahiti 2011













Notre affiche 



et...une vidéo pour apprécier la danse Polynésienne

samedi 12 mars 2011

H. Matisse

H. Matisse - La mer de Polynésie
En 1930, à bord d'un paquebot au départ de San Francisco, Henri Matisse, âgé de soixante ans, vogue vers Tahiti.  Dès son arrivée, reçoit un choc de formes, de lumière, de couleur, et qui trouve, dans ces îles, un formidable renouvellement de son art. Matisse regarde, observe la mer, le ciel, la nature inconnue, les feuillages baroques, les Polynésiens qu'il compare à des dieux marins. Il absorbe cette lumière océanienne, cette « pureté qui donne tant d'éclat aux couleurs ». A tous moments, il sort son carnet de croquis, ébauche, dessine, prend des notes et forge ainsi son œuvre à venir.
H. Matisse- Le ciel de Polynésie

mardi 8 mars 2011

"Scènes de vie polynésienne" et "Pi ti tiri"



Les éditions Haere po annoncent la sortie de deux ouvrages: "Scènes de vie polynésienne", qui est une invitation en illustration et en poésie à une balade improvisée en Polynésie, et "Pi ti tiri", un conte moderne pour enfants. Tous deux sont à la fois en français et en reo maohi.
Selon la maison d'édition polynésienne, "Scènes de vie polynésienne" est une invitation en poésie à une balade improvisée, de Tahiti aux îles Sous-le-Vent, des Tuamotu aux Marquises, en passant par les Australes.
Ces scènes de vie sont autant de clins d’œil au quotidien polynésien croqué en mots et en images. Avec gaieté et vivacité, les textes d’Isabelle Lurton, traduits par Va-hi Sylvia Tuheiava-Richaud, s’associent aux dessins de Julie Dupré. Ils se relaient pour vous entraîner dans un voyage à la fois drôle et émouvant.




"Pi ti tiri", un conte moderne
"Pi ti tiri" est un conte d'aujourd'hui : souvent l'arrivée d'une personne étrangère dérange et engendre des manifestations de méfiance et de rejet. Ici, la mamie est traitée de méchante sorcière ! Mais la "sorcière" se révèle tout autre ! Elle va devenir, d'abord pour Manuarii, puis pour les gens du village, une source de joie, de paix et de solidarité.
Voilà une belle histoire, pour enfants certes, mais qui ne devrait pas laisser les adultes insensibles. Pénélope Richards s'est inspirée de son propre vécu lors de son arrivée en Polynésie pour réaliser un premier livre, qui appelle désormais une suite. La traduction en reo ma-òhi a été réalisée par Àreva Teniau.


 (Publié le 5 mars 2011 dans TahitiPresse)

lundi 7 mars 2011

Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun

Né le 22 décembre 1953 à Paris d'un père originaire de l'île de Ra'iatea et d'une mère d'ascendance ariégeoise et bretonne, Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun était  un homme de culture bien connu des Polynésiens et un personnage singulier.
Anthropologue de formation, il a passé l'essentiel de son activité professionnelle dans le secteur de la culture polynésienne où il a occupé des fonctions importantes .
Jean-Marc Pambrun est mort  le 12 février 2011 à Paris.

En janvier 2005 Jean-Marc Tera'ituatini Pambrun a créé le blog    L'écriturien  consacré à ses  œuvres  littéraires.

Il a plu sur Hienghène

Il a plu sur Hienghène
Des sons aborigènes,
Des musiques lointaines,
Et des rimes bien pleines.
Il a plu des accents
Étrangers indulgents,
Des contes enivrants,
Des versets insolents.
Il a plu des mémoires
Et des tranches d’histoire
Aux horizons sans fin
D’hier et de demain.
Il a plu des histoires
Exhumées des tiroirs,
Sorties des oubliettes,
Et des cœurs des poètes.
Approche ton oreille
Quand l’alizé s’éveille
Et chante sa rengaine
Sur les bords de Hienghène.
La mer bat le tambour,
Frappe les rochers lourds,
Fouette les coquillages
Et les sables sans âge.
La pluie sculpte la terre
Et pointille la mer,
Scarifie les pensées
Et pétrit les parlers.

Extrait in Sillage d'Océanie, 2009

vendredi 4 mars 2011

Le printemps des poètes

La bibliothèque de l'université de la Polynésie française (UPF) et l'ASSET (association des étudiants de l'UPF) vont célébrer la poésie des Outre mers francophones, à l'occasion de la manifestation nationale "Le printemps des poètes", qui se déroulera du 7 au 21 mars. Le thème sera: d'infinis paysages", précise le service communication de l'UPF. A cette occasion différentes organisations seront organisées sur le campus, avec, entre autres, une "brigade d'intervention poétique" qui sera chargée de "déclamer des poésies en salle de lecture de la bibliothèque, chaque jour, à des heures aléatoires". Il y aura également des diffusions de poésie sur tous les écrans du campus et un jeu-concours d'illustration ouvert à toute personne majeure.
(D’après Tahiti Presse du 22 février 2011)

jeudi 17 février 2011

Henri Hiro

Henri Hiro, né en 1944 à Moorea, mort en 1990 à Huahine, est un cinéaste, dramaturge, poète et activiste de Polynésie française pour qui la pratique de l’art est au centre de la construction de soi. Estimant vivre dans un pays subordonné à l'Etat colonial, Henri Hiro s'attaque par ses œuvres à la mythologie du progrès et aux bouleversements qu’il implique. Il décrit le parcours, l’évolution et les influences de la pensée artistique et politique d’une génération de Tahitiens et révèle les stratégies et les solutions développées par un homme face aux problématiques soulevées par les expérimentations atomiques. Henri Hiro propose plus que des mots et des images : à travers une attitude vis-à-vis de soi-même, des autres et du monde, il tente de pallier les atteintes à l’identité d’un peuple autochtone et à son environnement.
Henri Hiro évoque le rôle de la jeunesse dans le développement de la culture maohi. Elle doit en effet diffuser les traditions orales par le biais de l'écriture, afin d'enrichir la société polynésienne.

Qu’en sera-t-il ? […]
Ceci est une prière !
Oh, l’amour de mon pays,
dont le flot sans relâche a baigné ma jeunesse
en son âge le plus tendre !
Qu’il oigne encore mon corps tout mortel,
Et vive cet amour !
Vive ! Vive ! Vive encore et toujours !
Qu’il vive et abreuve ma terre natale,
Pour que fleurissent en leur essaim
Les enfants de ce sol,
enfants de mon pays.
(extrait  tiré de «  Message poétique »)

jeudi 13 janvier 2011

Un peu d'histoire moderne



À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avec le retour des combattants polynésiens, les mentalités  de la population polynésienne évoluent  .Un véritable réveil politique s’opère chez une partie de la population sous l’impulsion déterminante de Pouvanaa a Oopa, homme politique originaire de l’île de Huahine à l’origine du développement d’un véritable nationalisme tahitien. Ayant contribué, à leur niveau, au combat pour la défense des valeurs républicaines, les Établissements français d’Océanie (EFO) acquièrent, en 1946, le statut de « Territoires d’Outre-Mer » (TOM). Tous les habitants deviennent alors des citoyens de la République marquant la fin de la période coloniale.
Dans les années 1960, la Polynésie française - et plus particulièrement l’île de Tahiti - rentre de plain-pied dans les circuits mondiaux d’échange  par l’ouverture, en 1961, d’un aéroport international. Mais la principale évolution est liée à la mise en place du Centre d’Expérimentation du Pacifique (CEP), à l’instigation du général de Gaulle. Dès 1963 sont installées les infrastructures nécessaires à la mise au point des bombes atomiques sur les atolls de Moruroa et de Fagataufa, situés à environ 1 200 km au Sud-Est de l’île de Tahiti, dans l’archipel des Tuamotu. D’abord atmosphériques, les essais nucléaires seront réalisés, dès 1974, en souterrain avant d’être définitivement arrêtés en 1996.

Dès 1968, le CEP fait travailler plus de 25 000 personnes dont 10 000 Polynésiens. La moitié de la population active polynésienne est alors employée par le ministère de la Défense. Les emplois salariés se développent fortement, notamment dans la fonction publique, et se met en place une économie de services «moderne». Un développement qui se fait au détriment des activités traditionnelles telles l’agriculture et la pêche. Les îles se dépeuplent au profit de l’île de Tahiti. En quelques années, la présence et l’activité générée par le CEP catapulte - littéralement - les polynésiens dans l’économie mondiale et la société de consommation.
En 1977, sous l’impulsion déterminante de l’homme politique Francis Sanford, la Polynésie française acquiert un statut accroissant considérablement les pouvoirs de l’Assemblée territoriale qui bénéficie alors d’une autonomie dite de  «gestion». Pour l’époque, cette autonomie représente une démarche pionnière et une innovation institutionnelle majeure au sein de la République. Cette recherche d’une autonomie toujours plus grande est poursuivie, avec vigueur, par Gaston Flosse au cours des décennies 1980 et 1990. La réforme clef du 6 septembre 1984, instituant « l’autonomie interne » de la Polynésie française permet même au Territoire de s’administrer librement.
De par ses différents statuts, dont le dernier remonte à 2004, la Polynésie française bénéficie ainsi d’une très large liberté dans ses choix politiques, économiques et sociaux. Elle bénéficie de symboles politiques fort tels un drapeau et un hymne, "Ia Ora Tahiti Nui", (vive Tahiti Nui !).

Les institutions du territoire comprennent trois structures essentielles : le gouvernement de la Polynésie française, l'assemblée de la Polynésie française et le conseil économique, social et culturel.  La Polynésie française est représentée au plan national par 2 députés et 2 sénateurs.

mardi 11 janvier 2011

Le Ahimaa

Le ahimaa est un terme tahitien qui désigne le four tahitien : « ahi » signifiant « feu » et « maa » la « nourriture.  Les polynésiens pratiquaient le ahimaa tous les dimanches, c'était une coutume mise en place par les missionnaires catholiques. La plupart des familles possédaient un coin pour faire le ahimaa  : « fare ahimaa» (la maison du four tahitien).


Le ahimaa est constitué d'un trou creusé dans la terre d'environ 50 à 80 cm de profondeur et 2 mètres de diamètre. Ce trou est rempli de bois et de bourre de coco, auxquels on met le feu, afin d'obtenir des braises. Il faut ensuite disposer des pierres par dessus. Ces pierres volcaniques (poreuses) n'éclatent pas à la chaleur mais deviennent incandescentes. Elles doivent être bien placées et être stables afin d'accueillir la nourriture qui est enveloppée dans des feuilles (raisin de mer, auti, etc)
Une fois la nourriture posée, l'ensemble est recouvert par des feuilles de bananiers, puis par une couche de sacs de coprah avec des pierres aux bordures. Le four est enfin comblé par une couche de terre qui permet la cuisson à l'étouffée.

Tiki Village


C'est sur l'île de Moorea, face à Tahiti, qu'est situé, au bord du lagon, le Tiki Village Théâtre, refuge de tranquillité à la nature préservée. Dans ce village des artistes et des  artisans tahitiens vivent et  se produisent dans les fare
Dans un cadre idyllique les polynésiens aiment  faire découvrir et partager leur culture, leur art et leurs danses. De l'art des tatouages à celui du traditionnel four tahitien en passant par les différents tressages ou sculptures et les grandes fêtes et spectacles avec de grandes soirées tahitiennes et des spectacles animés par  artistes, musiciens, danseurs et les célèbres danseurs de feu.

Au Tiki Village on organise les mariages traditionnels , célébrés face au lagon, sur le Marae.