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samedi 23 juillet 2011

Concours de chants et danses du Heiva: Tahiti Ora grand vainqueur de l'édition 2011


Un mélange de tension et d’excitation était palpable ce jeudi soir dans les gradins de To’ata, des gradins noirs des acteurs de ce Heiva 2011 finissant. Danseurs, musiciens, chorégraphes, costumiers, tous s’étaient en effet donnés rendez-vous pour l’annonce des résultats du concours et la remise des prix.
Pour ce Heiva 2011, où concouraient 16 groupes de chant en himene et 14 groupes de danses (Hura Ava Tau et Hura Tau confondus), le jury a décerné une trentaine de prix. Comme toujours ces prix récompensaient entre 1 et 3 participants dans des catégories très diverses, à commencer par les catégories phares: meilleur groupe Hura Tau (confirmé) et meilleur groupe de danse Hura Ava Tau (amateur) en danse; et en chant: meilleur Tarava Tahiti et meilleur Tarava Raromatai.
Non moins prisées, des palmes étaient également destinées aux plus beaux costumes, meilleurs orchestres (en patrimoine ou création), meilleur auteur, meilleur ra’atira’a, ou encore, parmi bien d’autres, les meilleurs danseurs et danseuses.
Côté himene, pas de grande surprise puisque ce sont les Tamarii Papara qui s’imposent en Tarava Tahiti. Pas de surprise non plus du côté des groupes de danse amateurs: car si Fare Ihi No Huahine faisait partie des favoris (remportant la deuxième place du concours, comme l’an passé), la grande révélation de ce Heiva 2011 - Hanatika - a su convaincre le public mais aussi et surtout le jury, remportant le 1er prix pour leur première participation au concours.
Moisson de récompenses pour Tahiti Ora
Enfin, c’est l’annonce du grand gagnant de la catégorie danse Hura Tau qui a clôturé cette soirée. Le trio gagnant était probablement sur beaucoup de lèvres: Toakura, Ahutoru Nui, Tahiti Ora. Mais de là à dire dans quel ordre! Le jury a tranché: c’est donc Tahiti Ora qui s'est imposé, là encore pour sa première participation au concours.
Plus qu’une victoire, une moisson même, puisque Tahiti Ora remporte non seulement le prix du meilleur groupe de danse, mais aussi le prix du plus beau costume végétal, meilleur ra’atira’a ti’ati’a, meilleure danseuse, et 2ème prix en orchestre création. Des distinctions amplement méritées pour un groupe qui - de l’avis du jury - ne s’est pas démarqué sur un point en particulier, mais s’est au contraire illustré par sa capacité à respecter un maximum de critères du règlement.
Les grands gagnant de ce Heiva 2011 fouleront les planches de To’ata une dernière fois ce vendredi, pour la soirée des lauréats. Une soirée inédite, dédiée aux seconds de chaque catégorie, est également programmée samedi.

 (Publié le 22 juillet 2011 dans TahitiPresse )




dimanche 2 janvier 2011

La danse polynésienne





Les différents types de danses


Le OTE'A est une  danse  où tous les danseurs évoluent en colonnes sous la direction du RA'ATIRA (chef de groupe). L'orchestre joue uniquement des percussions. Le OTE'A VAHINE et le OTE'A TANE sont ici interprétés conjointement par les femmes et les hommes.
Les mouvements ondulatoires des hanches et les pas des danseuses font appel à toute la science de cette danse typique. Les danseurs, quant à eux, exécutent des mouvements avec leurs jambes. C'est le «pa'oti» : les genoux s'ouvrent et se ferment en de grands battements


Le APARIMA est une danse plus sensuelle dans laquelle les mouvements des mains jouent un grand rôle. Elle se reconnaît facilement grâce aux gestes qui miment des scènes de la vie quotidienne. La tenue vestimentaire est différente également, puisque le pareu est de rigueur à la place du more. Des accessoires sont utilisés au cours de l'aparima, comme des filets de pêche, des pagaies, etc. L'orchestre entonne généralement un chant que les danseurs reprennent en chœur. Guitares et ukulele accompagnent l'ensemble rythmé par les lourds pahu (hauts tambours).

Le PAO'A est une danse plus récente, très rythmée. La plupart du temps, l'orchestre s'installe au milieu de la scène et les danseurs se placent en demi-cercle autour des musiciens. Hommes et femmes sont accroupis côte à côte et tapent dans leurs mains ou sur leurs cuisses. Le ra'atira, ou un personnage principal de la scène, lance des messages chantés auxquels tout le monde répond de façon scandée.

Le HIVINAU est  danse en cercle ,  interprétée par les hommes et les femmes qui tournent dans des directions opposées.