Affichage des articles dont le libellé est Géographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Géographie. Afficher tous les articles

mercredi 20 juillet 2011

Le tour de Moorea



Village de Papetoai

Ancien village de la reine Pomare IV, on y trouve de vieilles demeures en bois style colonial (fare vanira, fare metua), un temple octogonal reconstruit en 1887 à l’emplacement d’un ancien temple octogonal en pierres qui fut le premier des îles de la Société et avait été bâti à l’emplacement du grand marae Taputapuatea dédié au dieu Oro, fils de Taaroa, l’être suprême.
Papeto'ai (rivière droite), s'appelait autrefois Fa'ato'ai (vallée droite), demeure légendaire d'une grande pieuvre, fe'e. Les anciennes limites de Papetoai s'étendaient de Te-ahu-o-te'a'e jusqu'à Afa'a-tetea (source fantôme pâle). La montagne s'appelait Tera'i-maoa, (ciel clair), et cette zone était considérée comme la limite extérieure du poisson légendaire venu de Hava'ii (île de Raiatea), créant les îles de Tahiti et Aimeo. Le site du village de Papetoai bénéficie de la belle vallée de Tevahimaua, dominée par les monts Parata (517 m) et Matotea (714 m). Dans la rivière de Tevahimaua, on peut voir encore des anguilles à oreilles.
Le rôle historique de Papetoai est très important. C'était le lieu de résidence de la famille royale des Pomare, devenu le chef-lieu administratif jusqu'au début du XXe siècle. C'était le premier district de Aimeo à l'occasion des fêtes annuelles données par le roi Pomare II et le lieu de naissance de la fututre reine Pomare IV. Plus tard, deux évènements importants eurent lieu à Papetoai : en 1842, l'acceptation du Protectorat français par la reine Pomare IV et, en 1847, son entrevue décisive avec le gouverneur Bruat dans le temple.
Papetoai fut également, aux temps des premiers missionnaires, le premier lieu de plantations de coton des Européens, alimentant notamment une fabrique de tissages et de cordages, tentative qui ne dura guère.

Village de Afareaitu

A-fare-aitu (de la maison des dieux) s'appelait autrefois Fare-arii (maison royale). Elle constituait la partie supérieure du corps du poisson légendaire, à l'origine de la création de l'île. Ses limites s'étendaient de Matau-varu jusqu'à Manimo (poli), avec la montagne A-ra'au (des bois).
Aux temps des premières missions, Afareaitu fut avec Papetoai, le district le plus peuplé de l'île. La London Missionary Society y installa une imprimerie en 1817 et l'Académie des Mers du Sud pour l'instruction des enfants de missionnaires en 1821. Le jeune roi Pomare III fréquenta cette institution jusqu'à sa mort prématurée en 1827.
Ce gros village, dans un décor fleuri, est situé dans un hémicycle de falaises que dominent le mont Tohivea (1 207 m), le plus haut sommet de l'île, et le mont Mou'aputa.

Village de Atiha


Selon les anciens, le petit district de Oio (balancier de pirogue), marque le bout de la tête du poisson légendaire, tandis que Ati-maha (aujourd'hui Atiha), au sud, forme sa nageoire. Au-delà, l'autre limite du district, dominé par la montagne Hohoi'i-ra'i (revenant du ciel), se trouve à Paroa (long mur).
Atiha était le lieu de résidence du chef Mahine, rival de Metua'aro, que James Cook prit pour le roi de l'île en 1777.
Le village de Atiha, hameau de pêcheurs situé près de la pointe sud de Tuarea, dispose toujours d'une très belle vue sur les montagnes environnantes. Les sommets du Moua roa (880 m) et du mont Tohivea (1 207 m) voisinent avec les monts Ahutao (480 m), Atiati, "encerclé", (742 m) et Putuputura'a (540 m). Le spot de surf dans la passe Avarapa de Atiha est très prisé pour ses belles vagues de la houle du sud.

Village de Haapiti


Haapiti est le nom du vent qui souffle du nord-ouest. Certains des plus beaux paysages de Moorea peuvent être admirés ici. Le Mou'a Roa (880m), le Tohivea (1.207m) Haapiti est séparé de Papetoai-Opunohu par une basse crête sur la barrière montagneuse du centre de l’île, où se trouve un col qui relie les deux parties de l'île. La rade à l'extérieur s'appelle Te-ava-iti (la petite passe) ou Te-ava-motu, qu'on appelle familièrement la passe Avamotu aujourd'hui. Les passes de Avamotu et Matauvau sont toutes les deux aux large de la région appelée Haapiti. Les limites anciennes situaient Ha'apiti entre Rua-rei-to et Oio au sud-ouest. Oio marque le bout de la tête du poisson légendaire qui vint de Raiatea (L'Ile Sacrée de Havai'i) pour se transformer en les îles de Tahiti et de Moorea. La montagne qui domine Haapiti appartenait à la puissante famille des Marama alliée aux Pomare.
La maison à étage côté mer dans le village de Haapiti était avant un hôtel où les gens passaient la nuit quand il fallait trois jours en voiture attelée pour faire le tour de l'île. Tubb's Pub s'appelait avant Bar Tapera. C'est le plus vieux bar de Moorea. 

Village de Maatea


Maatea (fronde blanche). C'est un gros village très groupé aux maisons pimpantes et fleuries avec de belles cocoteraies. Ce village était autrefois connu pour ses plantations de café. Les jardins d'aujourd'hui comportent encore de nombreux arbres fruitiers et de superbes plantes ornementales et florales : manguiers imposants, avocatiers, pamplemoussiers, frangipaniers, crotons, auti, oiseaux de paradis ou héliconia.
 En face du temple, à droite, une piste remonte la vallée de Toto durant 5 km environ. On peut, par ce chemin, accéder à l'ancien cratère au pied du mont Tohivea.
 Selon la légende de la formation de Moorea à partir d'un poisson magique venu de l'île sacrée d'Havai'i, Maatea et Haumi forment la partie haute du corps du poisson. Maatea s'étendait de Paroa (Long Fort) jusqu'à Te-rua-upo-o (Puits de têtes) et la montagne qui domine s'appelait Te-mou'a-iti-o-r'o (la petite montagne de gloire).
De Te-rua-upo-o à Matau-varu (Huit Hameçons) s'étend Haumi au sud-est. La montagne qui domine s'apelait Pu'u-tapairu (Le Pic de la Vierge qui Attend).

Village de Maharepa


Maharepa veut dire "Quatre Côtés". On appelle ainsi ce village à cause de la forme des montagnes escarpées qui encadre cette zone. La montagne qui domine Maharepa s'appelle le mont Te'a-ra'i (Flèche dans le ciel) qui culmine à 770 m.
Au Km 4, commence une route qui va vers la Vallée d'Orao jusqu'au pied des montagnes Fairurani et Tearai. Des chambres funéraires contenant les squelettes d'anciens Tahitiens ont été découvertes dans certaines des grottes du haut des montagnes; d'anciens pétroglyphes y ont également été retrouvés.
Ici se trouve l'entrée de la Baie de Pao Pao - ou Baie de Cook par la passe de Teavaroa (long passage). 
Les limites de Maharepa s'étendaient de Rua-neneva jusqu'à Te'auapua'a. Le port s'appelait Iri-honu (Carapace de tortue) et la rivière s'appelait Pape 'ahi (eau de coquillage). Le marae était celui de Ahu'are (mur de vagues).


Village de Pihaena


D'après Teuira Henry dans "Tahiti aux Temps Anciens", Pihaena voudrait dire "Chambre Expéditive". Ses habitants disent aujourd'hui que le nom vient d'un guerrier tahitien qui visita l'endroit et mangea un peu trop des délicieux eina'a (petits oursins) qu'on trouvait alors dans le lagon à l'embouchure de la rivière. Le guerrier trop gourmand vomit (pihae) son trop plein de eina'a, d'où le nom de "Pihaena".
Le récif de corail s'étend jusqu'à la plage et protège une rade à l'entrée peu profonde où seuls les petits voiliers et les pirogues peuvent pénétrer. Le ponton situé au PK 12,5 servait auparavant de quai de chargement pour les goélettes marchandes qui venaient à Tahiti ramasser le coprah. Ces goélettes apportaient également des marchandises à Moorea comme le font aujourd'hui les gros ferry-boats. Les jours de passage d'une goélette à Moorea, on envoyait un jeune garçon sur le ponton agiter un pareu au bout d'une tige de bambou pour signaler au capitaine de venir ramasser le coprah prêt à être embarqué.
Pendant la guerre de Sécession américaine des années 1860, presque toute la vallée de Pihaena devint une plantation de coton. On utilisa la main d'oeuvre locale, mais la plupart des travailleurs des champs de coton venaient de Canton en Chine et sont les ancêtres des Chinois qui habitent l'île aujourd'hui. La terre de la vallée est de nos jours utilisée principalement pour la culture de l'ananas.

Village de Teavaro


Le nom Teavaro, vient de l'arbuste Avaro (Premna tahitensis) de famille des Verbenacées. L'Avaro est reconnaissable à ses feuilles ovales et, surtout, à ses minuscules fleurs blanches, regroupées à l'extrémité des branches, qui donnent de petites boules vertes.
L' Avaro, jadis, jouait un rôle important dans l'ancienne religion Polynésienne puisqu'il n'était pas moins que l'emblème du Dieu.
 Les anciennes limites de ce district dominé par la montagne Ou-tu-ana (tourne dans la caverne pour se lever), se situaient entre Faramo'o et To'a-ura (rocher rouge) au nord-est. Le nom To'a-ura est devenu To'a-tea lorsque le mot "ura" est devenu tapu, "sacré", après son adoption par la famille royale.
 L'ancien marae de Teavaro du grand chef Marama s'appelait Pae-tou (du côté du tou, cordia subcorta).

Village de Temae


L'ancien village du motu Temae, ancien îlot rattaché à la terre ferme, était connu pour ses fameux danseurs faisant partie de la troupe de la famille royale installée à Papetoai. Dans les années 50, au tout début de l'histoire touristique de Moorea quand l'Hôtel Aimeo et l'hôtel Bali Hai étaient les seuls hôtels sur cette partie de l’ile, leur clients allaient visiter le Village de Temae pour voir les spectacles de danse au lieu de faire venir les danseurs et musiciens dans les hôtels. Ces touristes avaient la chance de grimper sur un truck accompagnés par le son des guitares et des ukulele. On les emmenait à Temae où ils étaient accueillis par tout le village. Assis sur de longs bancs de bois, ils regardaient le spectacle à la lueur des torches "tiki" comme l'avait décrit Herman Melville dans son livre Omoo.

Village de Tiaia


Dans le langage de la Polynésie ancienne, Tiaia signifiait "En contact";
Deux jolies maisons de style colonial, côté montagne, marquent l'entrée du village de Tiaia en venant de Temae. Des tombes se trouvent dans le jardin près de la maison rose, car avant la création de cimetières publics à Moorea, il était coutume d'enterrer les êtres chers juste à côté de la maison familiale de sorte que leurs tombes soient toujours bien entretenues.
Tout le long de Tiaia, de magnifiques paysages marins sont facilement visibles depuis la route.  Plusieurs flamboyants (Poinciana Royal) fleurissent à partir de décembre et pendant plusieurs mois les bords de la route sont décorés par les fleurs écarlates et dorées de ces arbres.
Tiaia forme l'extrémité occidentale de Temae et le marae qui s'y trouve s'appelait également Tiaia. Le Grand Chef s'appelait Ta'aroa-ari'i (Le Roi Ta'aroa)

samedi 8 janvier 2011

Le climat



Deux saisons distinctes
La particularité principale du climat tropical polynésien est l’alternance de deux saisons : l’une dite chaude et l’autre dite fraîche.


Pendant la saison chaude qui va de novembre à avril, Matāri'i i ni'a, correspondant à l’été austral, la température moyenne en journée se situe entre 27° et 30°C, avec un taux d’humidité dans l’air qui peut osciller entre 65 et 100%.

Pendant la saison fraîche correspondant à l’hiver austral, Matāri'i i raro, entre mai et octobre, les températures sont plus basses en journée, entre 25° et 28°C, avec un taux d’humidité moindre. Le climat est alors particulièrement agréable.

Le régime des pluies est naturellement plus important lors de la saison chaude - que l’on appelle aussi la saison des pluies - avec un ciel qui peut rester chargé pendant plusieurs jours durant les périodes de dépression atmosphérique. Mais ces pluies tombent souvent en alternance avec un retour du soleil, cette alternance étant plus ou moins marquée, là aussi, en fonction des nombreux microclimats.

Les alizés
En Polynésie française les alizés, de secteur Nord-Ouest à Sud-Est, prédominent mais d’autres courants aériens peuvent parfois prendre le dessus.
Un autre alizé puissant, en provenance du Sud-Est, souffle en alternance durant l’hiver austral, générant un vent appelé en Polynésie, le Mara'amu.
Le To'erau, un vent de secteur Nord-Nord-Est est également influant durant la saison des pluies.
Sur les îles hautes, les effets de ces vents sont compliqués par les brises venant de la mer en journée. Sur les îles hautes, durant la nuit, un courant frais, le
hupe, redescend les pentes des montagnes, rendant ainsi l’atmosphère nocturne agréable et favorable au sommeil.

mardi 28 décembre 2010

Lagon,atoll,motu,baie


Un lagon est une étendue d'eau peu profonde à l'intérieur d'un atoll ou fermée au large du littoral par un récif corallien.


Les atolls se composent d'un récif barrière, d'un ou plusieurs îlots appelés motu formés par accumulation de sable à l'arrière de ce récif, et entourant une dépression centrale.
La dépression peut faire partie de l'île émergente ou une partie de la mer (c'est-à-dire, un lagon) ou, plus rarement, d'une enceinte fermée remplie d'eau douce, saumâtre, ou fortement saline.


Un motu est un îlot de sable corallien sur la couronne récifale d'un atoll ou à l'arrière d'un récif barrière d'île volcanique. Il s'agit généralement d'un banc de sable accumulé dans une zone où les courants marins ralentissent, où le sable peut se déposer, comme sur les bords d'une passe, à l'arrière d'un récif, ou sur un haut-fond. Quelques motu sont des restes d'un récif émergé plus ancien et sont formés uniquement d'un agrégat de concrétions calcaires reposant sur un socle récifal, et présentant une absence notable de dépôts sablonneux. La plupart portent une faible végétation, notamment des cocotiers.

Une baie est une étendue de mer presque entièrement entourée de terres.


Baie de Opunohu

La baie de Opunohu ou de Papetoai est un des plus beaux sites de Moorea, offrant un spectacle sur les pics du Mou'aroa surplombant des eaux aux reflets envoûtants. Ce décor a servi de lieux de tournages à de nombreux films. Opunohu signifie "Ventre du Poisson Pierre".

Baie de Pao Pao ( dite de Cook)



La magnifique baie de Pao-Pao, desservie par la passe Teavaroa (long passage), a été baptisée "baie de Cook" lors du troisième voyage du navigateur anglais James Cook effectué le 29 septembre 1777. C'est l'un des décors les plus magnifiques du monde avec des pics en forme de cathédrales qui se reflètent dans les eaux bleutées de la baie, le vert des champs d'ananas à flanc de montagne et des voiliers venus du monde entier. Le site est l'un des plus beaux de la Polynésie, composé d'une échancrure profonde et étroite et enluminée par un rempart de murailles basaltiques crènelées, hérissées d'aiguilles, percées de meurtrières et de grottes funéraires.
Pao Pao était considéré comme étant la partie nord de la nageoire du poisson venu de Raiatea (L'Ile Sacrée d' Havai'i) qui devint Tahiti et Moorea. Ses limites s'étendent de Apapa, au sud de la baie, jusqu'à Vai-pipiha (Eau de Source) au nord, formant la partie ouest de la Baie de Cook.




Baie de Vaianae


La baie de Vaianae est formée d'une anse bordée par des montagnes, avec des pics en forme d'aiguille. Les sommets du Moua roa (880 m) et du mont Tohivea (1 207 m) voisinent avec les monts Ahutao (480 m), Atiati, "encerclé", (742 m) et Putuputura'a (540 m). Les versants montagneux parsemés d'aiguilles basaltiques, ont été reboisés de falcatas, aux ramures larges et puissantes et aux fines feuilles.
La côte rocheuse et sinueuse de la partie la plus méridionale de l'île offre quelques beaux points de vue sur Tahiti.
Baie de Vaiare ou Pape'are


La baie de Vaiare sur la façade orientale de Moorea faisant face à Papeete, abrite, depuis les années 1980, le grand port accueillant les ferries et catamarans qui effectuent la traversée vers Tahiti. À l'arrivée par bateau, le site montagneux surplombant Vaiare offre l'une des plus jolies vues sur le mont Mou'aputa
La baie de Vaiare ou Pape'are (eau des vagues) constitue d'après la légende la partie inférieure du poisson légendaire venu de Havai'i, à la base de la création de Tahiti et Aimeo. Elle s'étend de Manimo jusqu'à Faramo'o, à l'est, sous la montagne Mou'aputa, (montagne percée), avec le marae Tefano, (qui vola), du grand chef Tu-tapu.


vendredi 10 décembre 2010

Le drapeau


Le drapeau polynésien est un rectangle de 1 m sur 1,5 mètre, composé de trois bandes, respectivement rouge, blanche et rouge, la bande centrale étant deux fois plus large que les deux bandes externes. En son centre figure le symbole de la Polynésie française, un cercle blanc chargé d'une pirogue polynésienne et de sa voile, de couleur rouge, vues de face, entourées de marron, couleur des deux figurines de proue et des cinq motifs posés sur la plate-forme transversale représentant les cinq archipels. Le champ supérieur de la pirogue est chargé de dix rayons de couleur d'or symbolisant le soleil, signe de vie. Le bas est rempli par cinq rangées de vagues bleu azur, la mer étant le signe de l'abondance.
Symbole de liberté, de reconnaissance et de ralliement pour les Polynésiennes et les Polynésiens, le drapeau marque l'identité du Pays (fenua) à l'occasion de toute manifestation officielle ayant lieu sur le sol polynésien comme à l'international.
Son usage est règlementé officiellement par un arrêté de 1985, après avoir été présenté à l'Assemblée de la Polynésie française le 20 novembre 1984 avec ces termes : « Pour la Polynésie ce drapeau symbolisera, enfin et surtout, pour les prochaines générations, l'esprit de liberté, de responsabilité et d'initiative d'un peuple tourné vers l'avenir et attaché, au travers des valeurs traditionnelles, à sa dignité et à son épanouissement. »


samedi 20 novembre 2010

Polynésie





Territoire Français d'Outre-Mer , la Polynésie française est située au cœur du Pacifique Sud, entre 134° et 157° de longitude Ouest et entre 8° et 28° de latitude Sud, de part et d’autre de la ligne du Tropique du Capricorne, dans l’hémisphère Sud.
Ensemble de cinq archipels, elle appartient au groupe oriental des îles polynésiennes. Elle se situe à l’Est de la Micronésie et de la Mélanésie, autres ensembles insulaires qui, avec la Papouasie Nouvelle-Guinée, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, composent le «continent» Océanie.
D'un point de vue culturel, la Polynésie française est située au centre de ce que l’on appelle communément le «triangle polynésien». Les pointes de ce triangle sont représentées par les îles Vaihī, Hawaï (au Nord), Teaotearoa, la Nouvelle-Zélande (au Sud-Ouest) et Rapa Nui, l’Île de Pâques (à l’Est).




Dans sa globalité, la Polynésie française est située à des milliers de kilomètres des continents limitrophes : l’Australie est à 6.600km à l’Ouest de Tahiti, le Chili à 8.000 km à l’Est. Il faut parcourir 6.400 km pour atteindre la côte californienne, au Nord-Est. Le Japon en est éloigné de 9.500 km.
Aux antipodes de l’Europe, l’île de Tahiti se trouve donc à 17.000 km de Paris. Cet éloignement des grandes masses continentales – tout relatif cependant à l’heure de l’aviation moderne – lui a permis de préserver des spécificités fortes tant sur le plan environnemental que culturel.
Cinq archipels et cinq Polynésies différentes




La Polynésie française est composée de 118 îles regroupées en cinq archipels : la Société, Les Tuamotu, les Marquises, les Gambier et les Australes. Cette multiplicité d’îles est d’ailleurs à l’origine du nom du pays dérivé du grec Poly, signifiant nombreux/plusieurs et Nesis, signifiant îles.
Particularité unique au monde, ces îles sont dispersées sur une surface océanique de 5 millions de Km2. Ce qui correspond à une superficie presque aussi vaste que l’ensemble du continent européen et presque dix fois la superficie du territoire de la France métropolitaine (550 000 km2). Avec ses 5 millions de km2, La Polynésie française dispose de la plus grande zone économique exclusive (ou ZEE) du Pacifique sud.
Pour s’en rendre compte, il suffit de superposer la carte de la Polynésie française sur celle du continent européen.
En positionnant l’île de Tahiti sur la ville de Paris, l’archipel le plus au Nord - les Marquises - se retrouve en Suède.
Au Sud-Est, les Iles Gambier se superposent avec la Bulgarie. Au Sud, l’île de Rapa, dans l’archipel des Australes, se situe au niveau de la Sardaigne.
Quant à Maupiti, située dans l’archipel de la Société aux îles Sous-le-Vent, elle serait placée sur les côtes bretonnes en France.
L’ensemble des îles totalise une superficie émergée de 3.521 km2. L’île de Tahiti est la plus grande avec une superficie de 1.024 km2, soit, à elle seule plus du quart de toutes les superficies émergées du pays.
L’addition de toutes les surfaces émergées de Polynésie française représenterait à peine la moitié de la superficie d’une île comme la Corse.






La Société
L’archipel de la Société est divisé en deux groupes d’îles : les Iles-du-Vent, comprenant Tahiti, Mo'orea et Maia'o ainsi que l’atoll de Teti'aroa et les Iles Sous-le-Vent, composées de Huahine, Ra'iātea, Taha'a, Bora Bora et Maupiti. Toutes sont d’anciens volcans, plus ou moins érodés, désormais entourés d’un récif corallien quelquefois frangeant et irrégulièrement ouvert sur l’océan par des passes de largeur variable.



Les Tuamotu
Situées à une distance de 300 km de Tahiti pour ses îles les plus proches et 1 600 km pour les plus éloignées, les Tuamotu constituent le plus grand ensemble d’îles coralliennes de toute l’Océanie intertropicale. Il est aussi le plus grand archipel de Polynésie française avec une superficie de 1,6 millions de km2 soit deux fois celle du territoire français métropolitain.
S’étendant entre la Société et les Marquises, il est entièrement constitué de plusieurs groupes d’atolls à l’exception de Makatea, une île dit «platier» car en fait un ancien atoll exondé, surélevé par des mouvements tectoniques.
Ces 78 atolls sont répartis sur une bande de 400 à 500 km de large et 1 800 km de long soit l’équivalent de la distance Berlin -Moscou.
Parmi eux, l’atoll de Rangiroa est le plus grand de l’archipel et aussi le deuxième plus grand du monde avec une circonférence de 280 km. Dans ce lagon, véritable mer intérieure large d’une trentaine de km et longue de 80 km, pourrait se loger l’île de Tahiti tout entière.
Parmi les atolls des Tuamotu, plusieurs, comme Mānihi et Ahe, sont aujourd’hui connus pour l'élevage et la culture




Les Gambier
Les Gambier sont situées à 1.650 km au Sud-Est de Tahiti. Prolongeant l’archipel des Tuamotu, elles regroupent 4 îles principales, enfermées dans le même lagon, qui sont la dernière formation d’îles hautes au Sud-est de la Polynésie française. L’archipel des Gambier est, en fait, les vestiges d’un unique mais gigantesque volcan effondré.
Dans ce lagon de 90 km de circonférence sont regroupées Mangareva, Taravai, 'Aukena et 'Aka Maru, plus une dizaine d’îlots et un certain nombre de
motu.


Les Marquises
Les Marquises constitue l’archipel le plus septentrional de la Polynésie française. Il est composé d’îles au relief profondément découpé et au littoral dépourvu de récif corallien. Il comprend 12 îles ou îlots dont les six plus importantes sont habitées. Il se partage en deux ensembles : le groupe Sud (Hiva 'Oa, Tahuata et Fatu Hiva) et le groupe Nord (Nuku Hiva, 'Ua Huka, 'Ua Pou) dont l’ensemble représente 1 048 km² de terres émergées. Plus proche de l’équateur que les autres archipels (entre 7° et 11° de latitude Sud), il est situé approximativement à 1500 km de Tahiti.




Les Australes
Au Sud de Tahiti, l’archipel des Australes, d’une surface terrestre de 175 km², est constitué d’un atoll (Maria) et de six îles hautes qui sont distantes de 575 à 1 275 km de Tahiti : Rimatara, Rurutū, Tupua'i, Ra'ivāvae, Rapa, Matotiri.
Situé de part et d’autre du tropique du Capricorne, l’archipel se caractérise par l’isolement des îles le composant. Les plus proches sont distantes de 200 km et ce sont 850 km qui séparent Rapa, au Sud-Est, de Ra'ivāvae au Nord.

Tahiti et Moorea


Moorea